De quels instruments joues-tu ?


A 18 ans j’ai commencé sérieusement avec une guitare 12 cordes et quelques harmonicas. Très simple pour jouer dans métro ! J’ai composé mes premières chansons que l’on retrouve dans les albums Au fil du temps, Au jour le jour, J’existe, L’atelier et Mémoires. D’abord en anglais puis en français. Ce n’est que bien plus tard que j’ai commencé a écrire en grec.


J’ai découvert bien plus tard la guitare électrique. En fait dès que j’ai pu disposer d’un local ou je ne dérangeait personne pour jouer sans un casque sur la tête ! 

Puis j’ai troqué mon Roland XP50 pour le Korg kronos qui me soutient pour l’orchestrations et l’inspiration.


Depuis combien de temps tu pratiques ?


pour la guitare on dira 40 ans. Pour le synthé et la guitare électrique, environ 4 ans.


Qui ou quoi t'as donné envie de faire de la musique ?


J’écrivais des poèmes à l’adolescence. La musique m’a obligé à des règles temporaires. Et surtout lier 2 passions : poésie et musique.


Pourquoi ces instruments là ?


la guitare est idéale pour l’accompagnement des voix. Et puis ça toujours été mon instrument préféré.

La station de travail Kronos, c’est surtout quand je me suis mis sérieusement a revisiter mes chansons pour les enregistrer en studio. La restitution des sons est de très bonne qualité.


Les textes : comment se passe une séance d’écriture ?


Une feuille, un carnet de voyage, avec le carnet d’esquisse. En studio avec l’ipad pour me relire, imprimer ou partager. Je peux en écrire une par jour. Pendant l’été 2012 j’avais la veine. J’ai écris les textes de 5 albums (Avocalypse, Ballades, Acides, Vue du Ciel et Aigremoine …)


Quels sont les thèmes que vous abordez ?


Souvent poétiques. C’était d’ailleurs le point de départ. Soutenir le texte par la musique. C’est toujours ainsi que je commence, même si c’est plus difficile. En fait on est dans l’illustration musicale. Comme un compositeur de musique de film va trouver un titre à son thème. Je trouve un texte pour l’habiller, même si ma voix n’est pas toujours au rendez-vous pour le mettre en valeur. Du moins cela m’aide quand nous cherchons les mots justes pour traduire un texte en grec.


La solitude, l’amour, l’injustice, la guerre, le départ, les rencontres, le rêve, les souvenirs, l’humour, la vieillesse, des chansons pour enfants aussi.


Que t'apporte la musique dans la vie ?


Elle m’aide à vivre. En fait elle est ma vie ; C’est mon espace de liberté. Ma bulle. On n’oublie beaucoup de l’hyper informatif morose. C’est peut être une des rares libertés qu’il nous reste… même si certains se font tuer pour avoir exprimé leurs idées comme ce jeune grec en 2013, Pavlos Fryssas exécuté par l’extrême droite.



Quel est l'artiste dont tu envies la carrière ?


Franchement aucun. Même si j’ai eu des admirations pour certaines Célébrités de la scène. Mais je découvre chaque jour sur des sites internet tant de talents inconnus.

Les médias nous disent ce que nous devons aimer et consommer.

En fait c’est vivre de sa musique que souhaite simplement un musicien. Vivre sa passion. Ce qui n’est pas mon cas.

Comme je suis aussi plasticien, j’ai gardé cet esprit de l’indirect.

Je n’est que rarement pratique de l’événementiel, du direct avec le public, même si c’est fascinant.

Ca a de gros avantages de vivre dans l’ombre. Les pressions ne vous détruisent pas.

On se sent libre d’exploiter plusieurs voix parallèles, sans directeur de conscience ou de marketing.

Changer de style, découvrir, apprendre, sortir des sentiers battus.



Quel styles musical  joues-tu ?


Pas facile de mettre un nom sur sa propre création. disons pour faire simple, du folk, du pop et de l’atmosphérique style lounge parfois du classique, du jazz.

D’un coté la chanson poésie, de l’autre l’orchestration.


Quelles sont tes recherches actuelles ?


Actuellement, je m’exerce aux rythmes orientaux, grecs, balkans qui, ici en Crête on beaucoup d’importance. Ce n’est pas tout de traduire une chanson dans une langue pour quelle soit appréciée. Il faut apprivoiser cette âme grecque si vivante et indéracinable. Même si tous les autres styles du monde on fait des incursions passagères, ils n’ont jamais supplantée les traditions.

Même si a Athènes les jeunes sont très européens. Ici on danse sur des rythmes orientaux.


Quels styles musicaux écoutes tu ?


j’écoute tous les styles de musique. Classique, folk, rock, musique traditionnelle principalement et essentiellement grecque. mais j’écoute aussi les jeunes talents inconnus, parmi mes fans sur reverbnation très prometteurs. Ouf ca bouge sur la planète !


Ta devise en tant qu'artiste ?


Suivre ses intuitions, beaucoup travailler, se remettre en question et accrocher sa charrue a une étoile…

Tant que mes rêves dépasseront la réalité je continuerai de rêver.


Ton meilleur souvenir artistique ?


Au festival de musique moderne de Thessalonique. J’avais 18 ans. Je jouais Travelling in May. Quand j’ai entamé le solo d’harmonica les spectateurs sont entres en délire. Si on pouvait récupérer toute cette énergie pour la réinjecter au quotidien…


Ton pire souvenir artistique ?


Le doute quotidien sur ma création. même si je suis passionné parce ce que je fait. Ca ronge de l’intérieur.

Mais bon on vit avec. C’est le lot de l’ombre et de l’anonymat.


Ton 1er concert (en tant que spectateur) ?


A Paris, je crois que c’était à la fête de l’humanité.


Ton dernier concert (en tant que spectateur) ?


été 2013 à Sitia pour le premier festival de musique méditerranéenne organisé par Ross Daiy, un grand joueur de lyre crétoise qui avait invité des instrumentistes italiens, égyptiens. C’était magique !


Ton 1er concert en tant que musicien ?


je ne fait pas de scène. Même si j’ai organisé des spectacles pour mes élèves quand j’étais instit.

J’ai filmé pendant plusieurs années les spectacles des autres

La raison ? J’ai de grand problèmes de mémoires pour les textes.




Ton lieu de concerts préféré (en tant que spectateur) ?


Style concert champêtre à l’américaine. Les enfants jouent au freesby. les hommes sont autour de la bière pression. mes aussi les ambiances boites petit groupe (200 au maximum). Mais j’aime bien aussi le style Itunes festival à la maison.


Comment tu organises ton temps autour de la musique ?


Tâtonner, expérimenter…

La plupart de mes heures se passent au studio. Il est constitué de 3 pièces. le studio proprement dit avec un cabine micro.


Apprendre…

Il y a de nombreux didacticiels et des livres. Il y a toujours à découvrir et redécouvrir.


Assembler et finaliser…

En face, côté cuisine c’est la régie. dans laquelle je passe le plus clair du temps. pour gérer les montages, préparer les mix que je traite plus tard dans la pièce de master, là où je me coupe les cheveux diraient certains qui pensent que l’on ne peut pas « se mastériser ». Ils ont sûrement raison.

Mais il faut bien apprendre pour le faire pour les autres, mieux que pour soi-même. Donc « casser du son » et des omelettes numériques.

J’ai toujours cinq a six albums en préparation : j’ai de la matière pour quelques années.


Mettre en ligne, correspondre être présent sur les réseaux sociaux…

Après il y a des heures de relation sur la toile. Concevoir des clips, mettre a jour le site internet, contacter les fans, mettre en ligne des albums. Travailler le graphique des pochettes. Heureusement je puise pas mal dans ma production graphique.


Ecouter les autres…

Pendant une partie de sa vie on se fait « une culture », on découvre la musique reconnue du monde. Et puis on s’aperçoit que c’est la face émergée de l’iceberg ! Imaginez le nombre de talents inconnus des siècles passes. Mais on se doit être a l’écoute et donner un peu de chaleur a toutes ces personnes pour qu’ils croient en eux, même sils ne sont ni reconnus ni sponsorises.


note de l’auteur : cette interview est fictive, les réponses sont elles cependant exactes !



INTERVIEW 2013

2 ou 3 choses sur lui

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