Bonjour!

Cette interview a été préparée par Kizym et a pour but de mieux vous faire connaître et comprendre du public: dans cette optique, n’hésitez pas à rajouter des questions par vous-même si vous jugez qu’un point n’a pas été bien abordé!

Nous nous occuperons, après validation de l’interview, de personnaliser la mise en page de celle-ci.

En vous souhaitant une bonne rédaction,

Team Kizym


Kizym : Bonjour Patrick Kaloust Aslanian ! Avant de commencer, pouvez-vous nous éclaircir sur votre parcours ?

Merci de l’intérêt que vous portez aux artistes publiés sur votre plateforme. Un parcours assez simple en fait. A l’adolescence une passion pour la création : l’écriture, la peinture, la sculpture et la musique. Aucune de celle-ci ne se sont éteintes au fil du temps. Et puis ca va très vite. On te fait comprendre qu’il faut gagner sa vie et que la bohème, c'est pas une solution.

Alors on essaye de concilier les deux. Trouver un métier qui passionne, dans lequel on peut s’investir mais qui offre du temps libre pour se ressourcer et créer. Après des études de langues et d’architecture, j’ai choisi le métier d’instituteur. Je m’engage en pédagogie Freinet, bien avant que la soit de mettre l’enfant au centre des apprentissages. Je consacre chaque été à la création. peu d’expositions ou de scène et pas de publication. Chaque année je compose quelques chansons.

Puis je rencontre, Yves Carrion, parent d’élève et intermittent du spectacle. Il m’aide à monter le premier spectacle avec mes élèves dans la cour de l’école Jean Moulin à St Maximin la Ste Baume. L’année scolaire, a laissé à l’amitié. Il donne des titres a mes albums, s’occupe des déclarations Sacem, me guide pour ce qui concerne l’ingénierie du son. Les années, les chansons s’entassent dans les magnétophones, les tiroirs et les disque durs.

Puis arrive le privilège de la retraite, choisie, presque anticipée. Yves m’aide à planifier et construire mon studio maison comme disent les anglais. Ca commence à devenir sérieux. En pédagogie on parlera de tâtonnement expérimental. en musique, c’est comme pour toutes les passions humaines, c’est le besoin qui fait que l’on a envie d’apprendre. L’aventure  commence donc en 2009. Ca devrait mettre du baume au coeur des seniors !

Kizym : Etes-vous seul à composer et jouer vos titres ?

Pour l’instant je compose seul. Jusqu’en 2013, j’étais seul à interpréter. Surtout parce que je ne connaissais personne autour de moi. (un appel d’offre pour des chanteurs francophones). ici en Crête j’ai rencontré Popi Xénidaki, qui chante le répertoire traditionnel grec. J’ai maquetté un album avec des chansons traditionnelles. Puis on s’est attelé à la traduction de chansons qui lui plaisaient pour les adaptées à la langue grecque.

Si oui, combien de temps avez-vous passé à développer votre maîtrise de tous ces instruments ?

En fait, il faut laisser le temps aux apprentissages. Ca se réalise par palier. Au départ on voit les difficultés comme des montagnes. Honnêtement on se retrousse les manches, on se met au travail, et on s’aperçoit qu’un palier est franchi. Ca devient plus facile un certain temps… avant de se trouver face à une nouvelle marche. Ainsi par palier successifs, on se retrouve en auto-formation permanente. Avec le développement des du elearning. Ca facilite beaucoup les choses. il suffit d’y croire et d’y consacrer du temps. Question de choix. En mesure ça s’étale en années, quand on ne peut pas s’y consacrer a plein de temps. Actuellement je découvre la station de travail Kronos, qui m’a beaucoup servi pour « Summertime ».

Avez-vous un instrument de prédilection ?

Ça reste la guitare. (j’en ai plus de 10 !) Ça se transporte. Ça accompagne la voix. Ça permet la création même si on ne connais que 2 accords ou que l’on a quatre cordes. Ca s’accorde de pleins de façons différentes. Ca sonne le métal, le bois, le nylon. Ca s’électrifie, ca se midi-fie. Si l’instrument vibre en jouant c'est que c'est « ton instrument ». Et puis il y a le mythe de l’instrument. la caisse que l’on décore, le compagnon du stoppeur…

Kizym : Quelles sont vos influences musicales ? Pouvez-vous nous citer quelques artistes ?

Mes parents sont de 2 pays différents. Même si la musique n’a jamais été leur tasse de thé, je me suis imprègné à l’adolescence de ce qui circulait en France et en Grèce.

Ce que j'écoutais en boucle :

Les écrivains : Ferré, Brel, Brassens, Moustaki, Gainsbourg, Higelin, Cabrel, Goldman.

Les voix : Piaf, Barbara, Sanson.

Les interprètes : Montand, Aznavour, Reggiani, Dassin.

la tradition : Malicorne

Les anglo saxons : Dylan, Cohen, Creedence Clearwater Revival, John Lennon, les Pink Floyds, Patti Smith, Led Zeppelin.

Pour la musique grecque Mikis Théodorakis, Manos Xatzidakis, Dionisos Savopoulos, Xaris Alexiou, Stamatis Spanoudakis



Kizym : Les paroles et mélodies de vos titres sont imprégnés d’une réelle poésie : quelles sont les sources de cette inspiration ?


C’est la musique qui m’inspire. J’ai l’idée d’un accompagnement à la guitare au synthé ou d’une rythmique et je fredonne une mélodie. J’enregistre et je laisse décanter. Le temps est un allié. Je peux ainsi passer trois mois de recherches musicales sur un thème.

Plus tard j’ouvre un tiroir. j’écoute, je trie. Certains brouillons musicaux iront pour des compositions muettes, d’autres pour des chansons. Je choisis un morceau.

j’écoute en boucle, j’écris tout ce qui me passe par la tête. Comme un scénario de film. Si la première strophe vient... Le reste du texte suit.


Comment ces idées vous viennent-elles ?

C'est un mélange entre le carburant de la vie personnelle, la société dans laquelle on vit, les rencontres. Il suffit d’avoir quelque chose à dire. La solitude, l’amour, l’injustice, la guerre, le départ, les rencontres, le rêve, les souvenirs, l’humour, l’instantané, le temps qui passe, la contemplation. Un espace de liberté qui malheureusement se réduit comme une peau de chagrin, une goutte d’eau dans l’océan.


Kizym : A travers vos musiques, on sent que vous avez beaucoup voyagé : est-ce une fausse impression ?

Je suis un peu nomade, sans véritable racine. Je ne suis jamais resté plus de 4 ans dans une même ville, une même école. Adulte j’ai voyagé à Aix en Provence, Amsterdam, Florence, Berlin, Santorini, pour la peinture, pour la correspondance scolaire, l’amitié, les paysages.


Kizym : Votre musique nous fait voyager vers de nombreux horizons, mais si vous deviez dessiner votre Univers à vous, un Univers qui rassemblerait toutes ces musiques, à quoi ressemblerait-il ?

Je n’arrête pas de dessiner, d’inventer des univers graphiques. Tout rassembler dans un seul tableau c’est difficile. On le fait album par album. Et Yves Carrion en est le chorégraphe. En pédagogie on dit que l’on enseigne pas ce que l’on sait mais ce qu’on est. Dans une exposition de peinture, c’est l’espace qui sépare deux tableaux qui donne son sens à l’ensemble. Un album c’est comme une exposition. On choisi d’accrocher les musiques dans le temps et l’espace d’une écoute personnelle. Le zapping, c’est un peu comme le fast food, pas forcément bon pour la santé.

Dans cet univers on retrouverait, d’une manière ou l’autre, la paix, la sérénité et la joie.


Kizym : Vous offrez l’évasion à vos auditeurs. En plus de cette qualité, avez-vous un message à véhiculer à travers vos créations ? Si vous aviez quelque chose à dire à vos fans, quel type de message cela serait-il ?

Vivez la musique et ne vous laissez dicter vos choix par personne. Une chanson ça peut parfois sauver une vie.

Kizym : Merci à vous Patrick Aslanian ! Auriez-vous un dernier mot à dire pour terminer cette interview ?

J’ai pris un vrai plaisir à vous répondre. La balle est dans votre camp.

à bientôt

Patrick



MERCI POUR L’ATTENTION QUE VOUS AVEZ ACCORDEE A CETTE INTERVIEW 

 
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